Retrouvailles


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Almine Rech a le plaisir de présenter Retrouvailles, une exposition composée d’une sélection inédite de nouvelles oeuvres de neuf artistes.

Avec l'arrivée du printemps et l'espoir de réouverture, la galerie Almine Rech Paris est heureuse de présenter un accrochage inédit rassemblant les artistes Jean-Baptiste Bernadet, Brian Calvin, Alejandro Cardenas, Eric Croes, Kenny Scharf, Claire Tabouret, Thu Van Tran et Tursic & Mille.

À travers l’observation de ses disques de laves émaillés, Jean-Baptiste Bernadet offre un spectacle lunaire composé de fragments de météore coloré qui lévitent. 

Untitled (Sign) distribue, par série, de puissants courants colorés fixés par la cuisson, turbulences et craquelures polychromes, dont les tons sombres font écho au paysage nocturne de la peinture d’Alejandro Cardenas.

Dans ce nouveau portrait, Cardenas continue d’interroger la relation de l’homme à la nature par son traitement anthropomorphique du sujet. Cardenas nous plonge dans un univers surréaliste, post-humain, incarné ici par une mante religieuse, arborant une pose des plus classiques dans un écrin rocheux, hommage aux Nus des Maîtres Néo-classiques. 

Eric Croes, quant à lui, développe à travers ses séries de bronzes et céramiques, une esthétique inextricablement liée à la mythologie et à l’univers du bestiaire, tant sur le plan émotionnel que formel.

Issue d’une série composée de photographies argentiques uniques, plongées dans un bain d'alcool, de colorant et de rouille, l’oeuvre Green to Orange #1 de Thu Van Tran offre une lecture de la couleur à l’oeuvre dans son travail.

Bien que la perception du sujet soit rendue difficile par la réaction chimique, il est possible de discerner la végétation tropicale au Vietnam. Le vert intense des forêts s'efface sous l'effet de l'alcool et cède petit à petit sa place à une tonalité dramatique et onirique. 

L’impression donnée d’une jungle en train de se consumer est relevée par la lumière incandescente des tons chauds, évoquée jusque dans le titre faisant également référence aux couleurs des herbicides employés par l’armée des Etats-Unis à l’encontre du Viêt Nam durant la guerre (1961-1971).

C'est dans les années 1990 que Brian Calvin commence à développer un style pictural figuratif, non narratif, inspiré par les couleurs de sa Californie natale. Ceci à l’instar d’Emerald, dont le traitement de son sujet féminin, à la manière d'un « close up », ainsi que ses aplats lumineux, confèrent à ce portrait un éclat qui brouille toute tentative de perspective. 

L'oeuvre Still life, eaten by the mouse de Tursic & Mille, s’attelle à l'étude de la reproduction et circulation du statut des images dans notre société contemporaine. 

Le visage retranscrit dans cette nature morte est extrait, déchiré de leurs magazines égarés dans leur atelier puis retrouvés, grignotés par des souris et reproduits à l’identique jusqu’à imiter l’usure et les marques du temps. 

Kenny Scharf, affilié au mouvement East Village Art des années 1980 à New York et proche de Jean-Michel Basquiat et Keith Haring - avec lesquels il a été le pionnier du Street Art contemporain et a partagé un studio -, fait, dans son oeuvre Green ’N Pink, acte de pop-surréalisme à travers l’interprétation d'une forme virale et animée. Par sa composition extatique et tourbillonnante et sa palette de couleurs éblouissantes, Scharf offre une expérience visuelle immersive à la fois universelle et intime. 

Claire Tabouret interroge dans son oeuvre sur papier The Last Summer, les idées de souvenir, de la relation que l'on entretien avec l'Autre. L'oeuvre, aux tonalités plutôt sombres et acides, dépeint l'instant d'une séparation ou d'une retrouvaille…